Difficile de se dire que l’on pollue en regardant des vidéos sur le web et pourtant c’est le cas ! Le trafic internet représente 82% de streaming vidéo ! Le digital connaît une ascension fulgurante, encouragé par la crise sanitaire et les outils numériques devenu indispensables pour la plupart d’entre nous. Ces (mauvaises) habitudes ont contribué à une forte augmentation de la pollution numérique. Le streaming vidéo en est d’ailleurs l’une des conséquences. Les confinements à répétition ont permis à Netflix et autres plateformes de streaming, de voir leur nombre d’engagements décoller en dépit de l’environnement.

Des usages plus nombreux donc plus polluants Streaming et réseaux sociaux

L’Ademe en 2018 nous prévenait déjà en annonçant que la pollution numérique pourrait dépasser un jour celle du trafic aérien civil … C’est chose faite aujourd’hui. Une des principales raisons de cette croissance est due à la montée en puissance des vidéos en streaming qui représentent un cinquième de ces émissions. Le format de vidéo courte est de plus en plus populaire sur les réseaux sociaux grâce ou à cause de l’apparition de Tik Tok en 2018, réseau social sur lequel vidéos s’enchaînent automatiquement les unes après les autres selon un algorithme se basant sur tes préférences. Ce système a notamment été repris par Instagram, Facebook ou encore Youtube, séduits par ce format addictif pour le consommateur. Les plateformes de streaming quant à elles, ne cessent de se multiplier, le leader Netflix voit arriver année après années de nombreux concurrents, Amazon prime, Youtube, Disney plus…

Des datas center tournent à plein régime

Des datas center

Tous ces services ont l’air immatériels mais derrière nos écrans et ces offres toujours plus fournies, se cache une pollution bien palpable. La vidéo streaming génère 300 millions de tonnes de CO2 par an. Le visionnage de vidéos sur le web demande une grande quantité d’énergies pour faire tourner les big data. Le secteur est devenu l’un des plus polluants et représente aujourd’hui 4% des émissions de gaz à effet de serre. Pour alimenter ces structures, il faut de l’énergie, beaucoup d’énergie, ce qui contribue à augmenter considérablement la pollution atmosphérique. Cette pollution est principalement liée à l’électricité nécessaire pour stocker les vidéos dans un datacenter et pour l’acheminement de ces informations vers nos appareils High Tech.

Parmi ces plateformes et réseaux, la plus énergivore (celle qui pollue le plus) est Tik Tok. Le pré-téléchargement des vidéos de l’application l’a rend très polluante car elle doit télécharger en permanence des nouvelles données.

Des solutions existent pour moins polluer avec son smartphone et son ordinateur 

Certains gestes simples et rapides peuvent contribuer à moins polluer, ils peuvent paraître anodins mais il n’ y a pas de « petit geste » pour sauver la planète. Face à la pollution qu’engendre le visionnage de vidéos nous allons te donner quelques conseils pour moins polluer.

#1 Une consommation plus responsable et raisonnée. 

Limiter son utilisation à une heure ou deux heures par jour de streaming et de vidéos en ligne. Pour t’aider tu peux désactiver la lecture automatique sur Netflix ou encore sur les réseaux sociaux, ainsi tu seras moins influencé à rester devant ton écran durant des heures et des heures.

#2 Privilégier le téléchargement au streaming

Un geste simple mais qui a son importance pour limiter son impact est de télécharger préalablement en Wi-Fi la série ou le film que tu comptes regarder. Cette astuce permet de regarder tes programmes en hors connexion et donc d’alléger la bande passante, la consommation d’énergie des serveurs est allégée et consomme bien moins que le streaming.

#3 La wifi avant la 4G ou la 5G

La 4G et 5G sont plus energivores que ton réseaux Wifi alors essaye de privilégier son utilisation quand c’est possible.Une étude menée par l’autorité des communications électroniques (arcep) en 2019, montre que la 4G consomme 10 fois plus d’électricité que la fibre avec 50kWh contre 16 kWH pour l’ADSL

#4 Réduire la qualité d’image

Pour te donner un ordre d’idées, 10 heures de vidéo en haute définition représentent plus de données que la totalité des articles Wikipédia en anglais. Selon, l’Ademe le visionnage en  haute définition peut être jusqu’à dix fois plus énergivore que le même fichier en basse définition. Si tu es sur ton téléphone tu n’as  pas besoin de regarder une vidéo en 4K car il y a de forte chance que ton téléphone ne lise pas la 4K. Pour écouter de la musique ou un podcast sur  Youtube par exemple, pense à baisser la qualité d’image qui n’est pas toujours nécessaire, pour alléger la bande passante. 

Vers un numérique plus vert

Le streaming et le visionnage de vidéos sur les réseaux sociaux ont un impact majeur dans la pollution numérique. Mais l’usage n’est pas la seule conséquence de consommation massive d’énergie,  45% est dû à la production des équipements et 55% à leurs usages. Il est donc important de raisonner nos utilisations et notre consommation d’équipements numériques. L’achat d’un produit reconditionné permet d’économiser des matières premières mais aussi beaucoup d’énergies nécessaires à la production et à l’acheminement de nouveaux produits. Acheter reconditionné et changer nos habitudes de visionnage sur les plateformes de streaming ou sur les réseaux sociaux, peut nous faire entrevoir un futur avec un numérique plus vert.